Voltaire

Éphéméride 21 novembre 1694 naissance de Voltaire



Fils de notaire, Voltaire est né dans une famille catholique. Son frère aîné, Armand, fut éduqué par les Oratoriens, suspects de jansénisme. Armand fut un janséniste forcené, familier des convulsionnaires de Saint-Médard. Il fut même tonsuré en 1709, mais il renonça à l’état ecclésiastique pour devenir trésorier de la Chambre des Comptes.
Les rapports des deux frères ne furent pas plus chaleureux que ceux de Diderot avec son frère chanoine, lui aussi dévot fanatique.
François-Marie Arouet fut baptisé le 22 novembre 1694 en l’église Saint-André-des-Arts.
Il fit ses études chez les Jésuites, au Collège Louis-le-Grand, rue Saint-Jacques. Il écrira plus tard que « 
les jésuites ne lui avaient appris que du latin et des sottises », mais il reçut une très solide formation à l’éloquence et fut initié au théâtre que les Pères pratiquaient comme une école de vertu et d’élégance mondaine. Il eut des maîtres de grande qualité et fut un élève brillant.
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Éphéméride 10 septembre 1749 décès d’Émilie du Châtelet

10 septembre 1749 décès d’Émilie du Châtelet
Elle était « Madame Voltaire ». La mathématicienne et physicienne Émilie du Châtelet décède à Lunéville à quarante-deux ans, à la suite d'un accouchement.
Fille du baron de Breteuil, elle naît à Paris le 17 décembre 1706. Elle fut une élève précoce, d’une intelligence vive, douée pour la philosophie comme pour les sciences.
Surdouée, elle s'initie à de nombreuses langues et à toutes les disciplines scientifiques. Elle manifeste aussi de grands talents en équitation comme au clavecin ou au théâtre.
Elle fait partie des premières femmes à s'intéresser de près aux sciences physiques. Liée à Voltaire dès 1733, elle a traduit les « Principes » d’Isaac Newton.
En 1748, la marquise rencontre le jeune et beau chevalier de Saint-Lambert, poète à ses heures, de dix ans son cadet. Elle en tombe amoureuse... et enceinte. Nourrie d'un terrible pressentiment, elle se hâte de terminer son œuvre clé, la traduction et le commentaire du latin en français du premier livre des Principes mathématiques de la philosophie naturelle d'Isaac Newton, communément appelés les Principia. Elle accouche d'une fillette le 5 septembre 1749, dans des conditions difficiles. Elle n'a que le temps de boucler son manuscrit et de le faire envoyer à la bibliothèque du roi avant de rendre l'âme cinq jours plus tard.
Ses écrits ont fait autorité jusqu’au XIXe siècle et sont décrits aujourd'hui comme l’un des moteurs de l'« ambition féminine » qui naît au cours du XVIIIe siècle.

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