Langue

Éphéméride 6 janvier 1585 naissance de Vaugelas

  • Claude Favre de Vaugelas est né le 6 janvier 1585 à Meximieux dans l’Ain. Interprète du roi Louis XIII, Vaugelas fut d’abord reconnu pour ses talents de traducteur des œuvres de l’historien latin Quinte-Curce. Vaugelas consacra à cette entreprise trente années de sa vie. Sa traduction fut publiée en 1653 soit trois ans après sa mort.
  • Grammairien brillant et perfectionniste, Claude Favre de Vaugelas cultivait, à l’instar de Malherbe, une passion pour la langue et l’orthographe françaises, qu’il réforma par des remarques et des propositions.
    La volonté de réglementer la langue fut sa principale priorité. Ses réflexions, qui sont le résultat de trente années d’observation, ses lectures, ses fréquentations (notamment celles des salons mondains de Mme de Rambouillet), son expérience de l’Académie — il fut de fait nommé académicien en 1634 par le cardinal de Richelieu pour collaborer à la rédaction du Dictionnaire de l’Académie, qui paraîtra en 1694, et à l’élaboration d’une grammaire du français —, le conduisirent en 1647 aux Remarques sur la langue française, utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire.

    Les travaux de Vaugelas ont constitué un support précieux pour les dictionnaires du français parus par la suite, en particulier ceux de Pierre Richelet (1680) et d’Antoine Furetière (1690).

Comments

Éphéméride 3 janvier 1875 décès de Pierre Larousse

Pierre Larousse, né le 23 octobre 1817 et mort le 3 janvier 1875 à Paris, est un pédagogue, encyclopédiste, lexicographe et éditeur français.
Né dans une famille modeste - son père est charron-forgeron et sa mère cabaretière, Pierre Larousse a pour ambition de devenir encyclopédiste, comme Diderot. À partir de 1838, il travaille comme instituteur puis directeur d'école et trouve rapidement les manuels scolaires désuets. Il conçoit un nouveau système pédagogique permettant de tenir en éveil l’esprit de l’élève tout en développant le sens de la créativité. Son ambition est de casser la routine d’un enseignement purement mnémotechnique. Il quitte alors l'enseignement en 1840 et se consacre à la publication de très nombreux ouvrages pédagogiques. Ses manuels ont notamment pour sujets le vocabulaire, l'orthographe et la grammaire, comme c'est le cas du
Traité complet d'analyse grammaticale en 1850.
Il fonde en 1852 la maison d'édition Larousse et Boyer avec son ami Augustin Boyer, qui est lui aussi un ancien instituteur.
Parallèlement à ces activités, il se lance dès 1866 dans l’élaboration du Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle. Jusqu’à sa mort en 1875, il consacre à cette entreprise gigantesque, qu’il mène seul, toute sa foi et son énergie avec une grande liberté d’esprit et de jugement.
Comments

Éphéméride 22 septembre 1914 décès d'Alain-Fournier


Henri-Alban Fournier est né le 3 octobre 1886 à la Chapelle d'Angillon (Cher), dans la petite maison de ses grands-parents maternels. Fils d'instituteurs, il passe son enfance en Berry. Il entre en sixième comme pensionnaire au lycée Voltaire à Paris. En octobre 1903, il va préparer l'École normale supérieure au lycée Lakanal de Sceaux. C'est là qu'il rencontre Jacques Rivière, qui devient bientôt son meilleur ami et en 1909, son beau-frère, en épousant sa sœur Isabelle.
Le 1er juin 1905, jour de l'Ascension, Henri Fournier rencontre une jeune fille blonde, Yvonne de Quiévrecourt. Cette rencontre va déterminer la vie entière du futur écrivain. Il la transposera presque littéralement dans
Le Grand Meaulnes. Pendant huit ans, l’auteur s'efforcera de raconter son histoire en l'associant à ses plus chers souvenirs d'enfance. En juillet 1907, au terme d'une ultime année préparatoire au lycée Louis-Le-Grand, il échoue pour la seconde fois à l'École Normale. Le lendemain, il apprend qu'Yvonne de Quiévrecourt est mariée depuis près d’un an.
Alain-Fournier trouve en avril 1910 un poste de rédacteur à Paris-Journal. Il se met à l'écriture du
Grand Meaulnes. Achevé au début de 1913, le roman paraît d'abord dans La NRF (de juillet à novembre 1913), puis en volume chez Émile-Paul.
Mobilisé dès la déclaration de guerre, le 1er août 1914, Alain Fournier rejoint le front de Lorraine comme lieutenant d'infanterie, le 23 août
il participe à trois batailles très meurtrières autour de Verdun. Fin septembre, il est porté disparu, au cours d’un combat dans le bois de Saint-Remy, sur la crête des Hauts-de-Meuse. On saura plus tard qu’il a été tué ainsi que son capitaine et plusieurs autres hommes de son régiment, dans l’après-midi du 22 septembre. Il n'avait pas encore vingt-huit ans.
Ses restes n’ont été découverts qu’en mai 1991 dans une fosse commune où les Allemands l'avaient enterré. Identifié six mois plus tard, son corps est maintenant inhumé avec ceux de ses compagnons d’armes dans le cimetière militaire de Saint-Remy-la-Calonne (Meuse).

Comments

Éphéméride 10 août 1539 Ordonnance de Villers-Cotterêts




Cette ordonnance très importante et volumineuse - elle contient 192 articles - institue en premier lieu ce qui deviendra l'état civil, en exigeant des curés des paroisses qu'ils procèdent à l'enregistrement par écrit des naissances, des mariages et des décès.
Le roi François 1er exige que tous les actes administratifs, politiques et judiciaires soient rédigés en français et non plus en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l'époque.
C'est une décision importante pour l'unification du royaume. Tous ceux qui parlent la « langue d'oïl », pratiquée dans le Bassin Parisien et le Val de Loire, ont désormais accès aux actes officiels.
Dans les faits, il faudra beaucoup de temps avant que l'édit royal entre partout en application. L'unité linguistique ne s'achèvera qu'au milieu du XXe siècle.

Comments

Éphéméride 23 juillet 1692 décès de Gilles Ménage



Gilles Ménage meurt le 23 juillet 1692 à Paris. Il s'est consacré à la lexicographie et à la grammaire française et il est reconnu comme étant l'auteur du premier grand dictionnaire étymologique du français, Origines de la langue française (paru entre 1650 et 1670).

Fin grammairien, grand polémiste, il attaque Vaugelas dans ses Observations sur la langue française. Il est l'un de ces abbés qui occupent tant de place dans l'histoire de la littérature française au XVIIe siècle.
Abbé, mais non prêtre : il fut fort galant ; ses confortables revenus ecclésiastiques lui permettent de donner tout son temps aux études et, plus tard, à la vie de salon. Il aura de belles élèves, dont la future Mme de Sévigné et la future Mme de La Fayette.
Il inspire à Molière le personnage de Vadius dans
Les Femmes savantes (1672).

Comments