Nov 2011

Bonnefoy, Sous le signe de Baudelaire

Yves Bonnefoy rassemble, dans un volume unique, Sous le signe de Baudelaire, paru aux éditions Gallimard, le 24 novembre, un demi-siècle d’essais consacrés à l’auteur des Fleurs du mal.
Baudelaire m’a fait grand bien”, avoue Yves Bonnefoy en ouverture à ce nouveau livre. “Comme des milliers d’autres dans le siècle qui l’a suivi je lui dois, en tout premier lieu, d’avoir pu garder foi en la poésie”. En cheminant aux côtés de Baudelaire, c’est donc sa propre poétique, imprégnée de l’ « exemple » de ce dernier, que Bonnefoy donne à appréhender.

Yves Bonnefoy est né à Tours en 1923. Ses études de mathématiques, d’histoire des sciences et de philosophie le conduisent à la Sorbonne, où il est notamment l’élève de Bachelard. En 1946, il fréquente régulièrement le groupe surréaliste, avant de s’éloigner d’André Breton en 1947, en désaccord avec les tendances occultistes de ce dernier. En 1981, il est élu au Collège de France pour y occuper la chaire d’études comparées de la fonction poétique. Outre son œuvre poétique, il est également traducteur, notamment de Shakespeare et de Keats. Entre autres distinctions, Yves Bonnefoy a reçu le Grand prix de poésie de l’Académie française.



ISBN : 978-2-07-013544-8
EAN : 9782070135448
410 pages

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Calasso La Folie Baudelaire

Présentation de l'éditeur:

C’est « la vague Baudelaire » et ses effets dans l’art et la littérature que Roberto Calasso analyse et raconte ici avec l’érudition et le talent narratif qui sont les siens. S’appuyant sur un réseau enchevêtré de citations et de rapprochements, le grand écrivain italien nous propose de déambuler dans un Salon imprévisible où seraient exposées des images de toutes sortes, il nous fait circuler dans les méandres de ce système nerveux qui s’appelait Baudelaire, il nous introduit, enfin, dans un monde réel ou fantasmé peuplé par des personnages comme Ingres, Delacroix, Manet, Courbet, Sainte-Beuve, Flaubert, Rimbaud, Mallarmé, Lautréamont, Degas, Valéry…
La Folie Baudelaire se constitue autour d’un emblème qui remonte à Sainte-Beuve
:

« M.
 Baudelaire a trouvé moyen de se bâtir, à l’extrémité d’une langue de terre réputée inhabitable et par-delà les confins du romantisme connu, un kiosque bizarre, fort orné, fort tourmenté, mais coquet et mystérieux, où on lit de l’Edgar Poe, où l’on récite des sonnets exquis, où l’on s’enivre avec le haschisch pour en raisonner après, où l’on prend de l’opium et mille drogues abominables dans des tasses d’une porcelaine achevée. Ce singulier kiosque, fait en marqueterie, d’une originalité concertée et composite, qui, depuis quelque temps, attire les regards à la pointe extrême du Kamtchatka romantique, j’appelle cela la Folie Baudelaire.
L’auteur est content d’avoir fait quelque chose d’impossible, là où on ne croyait pas que personne pût aller
 ».

L’enjeu de ce livre est de montrer, avec le maximum de précision possible, que cette Folie attrayante, désolée et dangereuse eut, après Baudelaire, bien d’autres visiteurs, puisque finalement ce lieu se révélera coïncider avec le territoire de la littérature absolue.


Biographie de l'auteur
Romancier, essayiste et éditeur, Roberto Calasso est né à Florence en 1941. Il vit à Milan, où il dirige les éditions Adelphi. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard La ruine de Kasch (Du monde entier, 1987), Les noces de Cadmos et Harmonie (Du monde entier, 1991, Folio n° 2517), Ka (Du monde entier, 2000, Folio n° 4465), Le fou impur (Arcades, 2000), La littérature et les dieux (Du monde entier, 2002), K. (Du monde entier, 2005), Le rose Tiepolo (Du monde entier, 2009).

  • Broché: 485 pages
  • Éditeur: Éditions Gallimard (20 octobre 2011)
  • Collection: NRF Essais
  • Langue: Français
  • ISBN-10: 2070128806
  • ISBN-13: 978-2070128808
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Cahiers Bataille N°1

Parution: Cahiers Bataille Numéro premier

Ouverture
Claude Minière – Par-delà la poésie
Entretien
Christian Prigent – Retour à Bataille
suivi de Du désir de littérature
Contexte
Michel Surya – Felix culpa (Discussion sur le péché)
Frédéric Aribit – Autopsie du
Cadavre
Kuniyoshi Kaneko – Esprit d’enfance
: Georges Bataille critique
Koichiro Hamano – Introduction du
Bleu du ciel
Jean-Louis Cornille – Bataille entre boudoir et bibliothèque
Muriel Pic – Le péril de l’incommensurable
Jean Pierrot – Georges Bataille et le sensible
Georges Sebbag – Breton, Bataille et la guerre d’espagne
Chiara di Marco – « 
Moi, j’existe » connaissance et existence
Dominic Marion – Figuration et irreprésentable
: à propos d’une économie du non-savoir
Felice Ciro Papparo – Rien ou la langue des formes
Vincent Teixeira – L’œil à l’œuvre
: Histoire de l’œil et ses peintres
Inédit
Georges Bataille – Définition de l'hétérologie


Éditions Les Cahiers 280 pages
ISBN
: 978-2-9534806-1-0
35 euros

Les
Cahiers Bataille:
http://editionslescahiers.fr/2011/03/10/cahiers-bataille
Le numéro 1
:
http://editionslescahiers.fr/2009/09/05/cahiers-bataille-1

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Vuillaume Souvenirs de la Commune

Première publication intégrale:
Maxime Vuillaume, Mes Cahiers rouges. Souvenirs de la Commune
Présentation de Maxime Jourdan
Présentation de l'éditeur
Ici restitués pour la première fois dans leur intégralité, Mes Cahiers rouges - parus entre 1908 et 1914 dans les célèbres Cahiers de la Quinzaine de Charles Péguy - constituent un classique de la littérature communarde. Durant l'Année terrible, leur auteur, Maxime Vuillaume (1844-1925), fut constamment aux premières loges, tantôt comme spectateur, le plus souvent comme protagoniste. Engagé volontaire dans la Garde nationale, il participe aux journées insurrectionnelles des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871. À compter du mois de mars, c'est par la plume qu'il poursuit son combat, en fondant l'un des journaux les plus lus - et certainement le plus populaire - de la révolution communaliste: Le Père Duchêne. Au cours de la Semaine sanglante, enfin, il n'hésite pas à prendre les armes pour résister à l'assaillant versaillais. Rédigés dans un style franc et direct, Mes Cahiers rouges ressuscitent tout un pan de l'histoire de France, trop souvent négligé: l'opposition tumultueuse au Second Empire décadent, le siège de Paris, cette fraternelle utopie que fut la Commune de 1871, avec ses joies, son allégresse, ses déboires et ses désillusions. Des pages plus sombres également: la brutalité et la férocité de la répression, la proscription et son lot de souffrances, le retour des exilés et la nostalgie d'un espoir assassiné. Aux antipodes de la solennité et du ton compassé qui caractérisent les traditionnels Mémoires, l'écriture incisive et alerte de Vuillaume conduit le lecteur à travers la ville révoltée, le fait sursauter quand claque un coup de feu, l'emplit d'effroi lorsqu'un communard est exécuté. Un livre vivant. Bien vivant. À (re)découvrir avec délectation.
Paris, La Découverte, coll. «Cahiers libres»
avril 2011, 720 pages

  • ISBN: 9782707164865

  • Prix: 27,50 euros

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Assouline Autodictionnaire Proust

Autodictionnaire Proust

De A à Z, Proust par lui-même. Des entrées espérées: jalousie, madeleine, Venise… d'autres plus étonnantes: bifteck aux pommes, impôts, télépathie… À travers sa correspondance, ses essais et La Recherche, Proust dévoile son univers. Une autobiographie inattendue.

On pourrait croire que tout a déjà été écrit sur Marcel Proust. Tout sauf cette autobiographie particulière qu'est l'Auto

dictionnaire Proust. Tous les extraits, puisés dans la Recherche du temps perdu et surtout dans ses articles, ses essais et son abondante correspondance, sont de sa main… Toutes les entrées, qu'elles soient attendues, espérées ou surprenantes, sont de Pierre Assouline, ainsi qu'un important avant-propos riche en informations sur les proustiens et la proustologie... « Si l'on veut comprendre autrement comment Proust s'y « est pris », il faut le saisir par le biais du discontinu, briser les reins à la chronologie, ranger ses angoisses et ses rêves par ordre alphabétique. C'est une autre manière de lui être fidèle. Car si la biographie laissait paraître l'homme nu derrière le voile de ses paroles, l'Autodictionnaire expose son squelette. Plus de faux-semblants, plus d'échappatoires, plus de procédés. Le squelette, c'est ce qui reste quand on a éliminé toute littérature dans le mauvais sens du terme – car il en existe un. »

Pierre Assouline
Éditions Omnibus


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Laure Murat L'Homme qui se prenait pour Napoléon

  • Par l’auteur de « La Maison du Dr Blanche »

Laure Murat, L’homme qui se prenait pour Napoléon. Pour une histoire politique de la folie, Paris, Gallimard, 2011, 379 p., 24,90 €.

Personne n’échappe à l’histoire et surtout pas à la folie de ses événements les plus fous. Chaque crise entraîne une réaction de l’esprit et sa déstabilisation, jusqu’à la déraison parfois, comme le prouve magnifiquement Laure Murat dans son dernier livre. Si l’on devient fou à cause de Dieu, de l’argent ou de l’amour, on le devient aussi sous la pression des « crises » historiques, et comment délire-t-on l’Histoire? Comment s’élabore et s’articule, depuis la fin du XVIIIe siècle et jusqu’à 1871, le discours entre l’idéologique et le pathologique? Que se passe-t-il entre la Révolution et le retour à l’ordre, entre 1789 et 1871?
Analyse du livre ici

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