1. Analyse des Pensées selon Jean Mesnard

2. Analyse des Pensées selon Annie Ubersfeld, Histoire littéraire de la France, tome 2, 1600-1715, Éditions Sociales, 1966

Ces deux analyses dressent un résumé détaillé des fragments des Pensées et éclairent l'articulation des liasses.
Elles diffèrent sur plusieurs points.


















ANALYSE DE L’APOLOGIE selon Jean MESNARD

Cette analyse résume la tentative de reconstitution faite par Jean Mesnard (Pascal, l’homme et l’œuvre, Hatier p. 138 et suiv.).
Les numéros qui suivent les titres des chapitres donnent l’ordre de l’édition Lafuma (Le Seuil, coll. L’Intégrale).

Pour dégager les grandes lignes de l’Apologie, on ne peut faire autrement que de suivre l’ordre de la première partie de la Copie, puisqu’il a été conçu par Pascal lui-même. Il convient aussi de l’éclairer par les textes non classés et de s’aider du Discours de Filleau de la Chaise. L’ensemble de l’œuvre se répartit ainsi en 27 chapitres.

CHAPITRE I Ordre (24-49)
Pascal distingue les deux grandes parties de son ouvrage
: la première doit préparer l’incrédule à accepter la foi, la seconde lui démontrer la vérité de la religion (la séparation se trouvera, semble-t-il, à la fin du chapitre XI: six chapitres posant le problème de l’homme, trois celui du souverain bien, et un autre faisant conclusion).

CHAPITRE II Vanité (50-100)
L’homme n’est que mensonge et vanité, sans cesse la proie des puissances trompeuses
: la coutume, l’imagination, l’amour-propre. Elles s’opposent à sa nature raisonnable pour lui former une seconde nature, tout entière tournée vers l’erreur.

CHAPITRE III Misère (101-156)
Il n’y a pour l’homme ni vertu ni justice certaines
; le mieux est de se conformer dans ce domaine à la coutume. Cependant, incapable d’atteindre le bien, l’homme conserve toujours le désir du bien.

[…]


CHAPITRE VII Contrariétés (234-264)
L’homme, mélange indissoluble de bassesse et de grandeur, n’est qu’un tissu de contradictions. Pyrrhoniens (sceptiques) et dogmatistes n’en ont vu qu’un aspect. Seul, le christianisme rend compte de cette duplicité par la croyance en une nature corrompue qui garde cependant quelque trace de son excellence primitive.


CHAPITRE VIII Divertissement (265-277)
Les hommes cherchent plutôt à oublier cette misère qu’ils ne se mettent en quête du vrai bonheur. Ils s’étourdissent par le divertissement
: toute l’activité humaine s’explique ainsi.

[…]


CHAPITRE XI A Port-Royal (309-325)


À la lumière de cette enquête, on connaît les caractères que doit posséder la véritable religion. Seule, la religion chrétienne les possède tous. La seconde partie va le montrer.


Avec le chapitre XII, intitulé Commencement, débute la seconde partie, mais il faudra attendre jusqu’au chapitre XIX l’énoncé des preuves historiques de la religion. Jusque-là, Pascal veut persuader l’incrédule de la nécessité de poursuivre sa recherche, et faire naître dans son âme les dispositions nécessaires pour que la vertu des preuves puisse agir efficacement.

CHAPITRE XII Commencement (326-351)
Pascal contraint l’incrédule à pousser plus avant grâce à l’argument du pari.


CHAPITRE XIII Soumission et usage de la raison (352-379)
Une religion qui choquerait les principes de la raison serait absurde et ridicule
; une religion qui expliquerait tout rationnellement n’aurait rien de surnaturel. La religion chrétienne évite ces deux excès.

[…]

CHAPITRE XVI Fausseté des autres religions (397-422)


La vraie religion doit connaître la nature de l’homme et pouvoir produire des preuves historiques. L’Alcoran ne tient pas plus devant la Bible que Mahomet devant Jésus-Christ.


CHAPITRE XVII Religion aimable (423-429)
Dans un nouveau parallèle entre juifs, païens et chrétiens, Pascal montre que seul le Rédempteur des chrétiens peut apporter la fin des misères humaines, que seule la religion chrétienne « peut être aimée ».


CHAPITRE XVIII Fondement de la religion et réponse aux objections (430-478)

L’essence même de la religion veut que ses preuves ne soient ni d’une clarté absolue ni d’une trop grande obscurité, pour que seules les âmes vraiment sincères puissent ainsi atteindre Dieu.

[…]

CHAPITRE XXVI Morale chrétienne (667-726)


Le converti mènera la vie d’un membre du Corps Mystique de Jésus-Christ aimer Dieu, haïr sa volonté propre, tel est le véritable bien de l’homme. Ce sera une vie aussi éloignée du désespoir que de la présomption, et toute d’humilité.


CHAPITRE XXVII Conclusion (727-736)

Les preuves, même les plus évidentes, ne suffisent pas. Il faut s’humilier devant Dieu, attendre humblement sa grâce. Il ne sert à rien de connaître Dieu sans l’aimer, et c’est toujours Dieu qui incline le cœur à croire.

Enfin, dans le texte des Pensées figurent un certain nombre de fragments qui n’étaient pas destinés à l’Apologie: des notes personnelles, d’autres rédigées en vue d’œuvres antérieurement publiées ou qui n’ont jamais vu le jour, ainsi que des remarques très variées, comme celles qui ont trait à la rhétorique (123 et 737-991).


2. Analyse des Pensées, Histoire littéraire de la France, tome 2, 1600-1715, Éditions Sociales, 1966.


[…]

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